Carrières de la Talonnière

Les carrières situées dans le village de La Talonnière sont connues pour l’activité artisanale et artistique qui s’y est exercée pendant environ un siècle (milieu XIXe siècle – milieu XXe siècle).

Le calcaire de la vallée de la Belle était prisée. La pierre est belle, jaune, claire, dure et uniforme, et ne craint pas le gèle. Tous les métiers s’exerçaient à la Talonnière : carrier, roulier, chaufournier et tailleur de pierre.

L’exploitation de la carrière semble récente. Le premier carrier de la vallée est recensé en 1866. Par la suite, plusieurs générations de Bonnet vont s’y succéder : Théodore Bonnet et son ouvrier Alexandre Desfosse en 1881 ; Martin Bonnet, Louis Neuveux et Auguste Magaud en 1886 ; alors que François Nicolas est installé au Boisseau. En 1896, Léon Chaffaud travaille à la Talonnière et Lucien Calendre au Boisseau. On les retrouve en 1901 alors que Pierre Nicolas a rejoint la Talonnière où travaille aussi Martin Bonnet et ses deux fils Théodore et Alphonse.

L’extraction de la pierre a cessé dans les années 1930. Le dernier tailleur Berty Bonnet a continuer le métier jusqu’en 1970 en utilisant les pierres de la vallée de la Vienne (Migné ou Lavoux).

Carrière de la Talonnière (privée) © Sarah Bégoin

Sur certaines propriétés (toutes privées) ont aperçoit les vestiges de cabanes de tailleurs de pierre et d’un four à chaux.

Texte extrait d’une note rédigée par l’atelier « patrimoine » du Centre Culturel – La Marchoise à la suite de balades du 7 juin et 16 août 2015 avec entretien avec Alain Nicolas (30 juillet 2015).